Qui tient le gouvernail de l’église?

Qui tient le gouvernail de l’église?

La plus grande force dans l’univers c’est l’amour.

 

C’est avec l’amour que Dieu a fait une percée dans ce monde et le lieu de la percée c’était la croix.

Si nous voulons vivre une percée dans nos relations pour bâtir notre communauté, il nous faut revenir à la croix pour recevoir la guérison.

« Dieu nous a tant aimés qu’il a donné… » La Vie vient avec le don de soi. Si tu veux voir plus de vie dans ta communauté, il faut un plus grand don de soi.

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ». Notre ministère n’est pas prioritaire, ce qui est prioritaire c’est d’aimer comme Jésus a aimé. C’est de servir et non d’être servi. C’est la fondation pour construire l’église locale et avoir le droit de régner sur la création.

Le diable croyait être le plus fort en faisant mourir Jésus sur deux pièces de bois. Jésus a été réellement jeté en enfer, livré en pâture au bourreau. Il a réellement été retranché et maudit. Il a été banni de la présence de Dieu, il a tout perdu ; sa position, sa relation, avec son père, sa jeunesse, sa vie. Il a disparu de la surface de la terre, et a été jeté dans une fosse.

Jésus n’a pas utilisé la force pour vaincre. Il aurait pu le faire avec 12 légions d’anges. « Descends de la croix si tu es le fils de Dieu ». Il n’a pas quitté la croix, parce qu’il voulait mettre le comble à son amour pour toi. Il n’y avait pas d’échappatoire possible, il fallait aimer jusqu’au bout. Cette coupe qu’il a dû boire était amère et c’était l’amertume du péché, de nos péchés. Il s’est vidé de son sang sous les regards moqueurs de la foule, des militaires, des religieux. La souffrance l’a submergé, puis une ultime vague la emporté en enfer.

Et là, Satan a dû se soumettre et accepter le prix du rachat pour des milliards d’êtres humains : Le sang d’un innocent versé en rançon pour nous tous. Satan a dû s’incliner et rendre les clés de nos vies.

Quand nous voulons faire valoir nos droits, défendre notre cause, réclamer quelque chose, exprimer une déception, nous sommes dans un rapport de force. Et forcément nous blesserons des personnes.

La plus grande force dans l’univers : 1Cor 13

« L’amour est patient, il est plein de bonté, l’amour. Il n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil. Il ne fait rien d’inconvenant. Il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les autres, il ne trame pas le mal. L’injustice l’attriste, la vérité le réjouit. En toute occasion, il pardonne, il fait confiance, il espère, il persévère. » (1Cor 13- Semeur)

Le Psaume 22 parle des souffrances du Messie. C’est de là que vient ta position aujourd’hui. Chaque don, chaque ministère est né de l’agonie injuste du fils de Dieu. Tout nous a été donné, on ne peut s’enorgueillir de rien. Tout est de lui, par Lui pour Lui.

Aujourd’hui nous avons la clé de nos propres vies et Jésus s’attend à ce que, nous aussi, nous donnions nos vies, que nous nous aimions les uns les autres comme il nous a aimés. Il nous dit que c’est ainsi que le monde va croire à cause de l’amour que nous aurons les uns pour les autres.

L’Eglise est l’instrument que Dieu a choisi pour montrer son amour au monde. Et c’est en utilisant ton église locale qu’il veut le faire. Ton église est un camp d’entrainement pour apprendre à aimer. C’est avec les frères et sœurs que Dieu t’a donné que tu as l’occasion de grandir dans l’amour. Pour que l’Église soit pertinente, pour qu’elle soit pénétrante, le corps doit parler ce langage de l’amour. Nous devons parler le même langage, avoir la même langue parce que nous appartenons au même royaume.

Je crois que Dieu veut diriger son église dans les eaux du réveil. Un vin nouveau arrive, mais ce vin doit venir dans une outre qui doit être neuve, nouvelle. L’outre neuve c’est nous, débarrassé du levain, des mauvais propos et de toutes attitudes charnelles. Le risque d’éclatement est réel si cela n’est pas fait.

Le Seigneur nous met en garde : entrer dans le réveil c’est une chose, y demeurer c’est  autre chose. L’outre capable de conserver le réveil est une outre qui parle le langage de l’amour qui se donne pour les autres, qui propage la grâce, l’honneur et pratique le pardon.

Celui qui veut bâtir une tour doit calculer la dépense. Calculons bien le prix à payer pour être utilisé puissamment dans le réveil qui vient. Quels changements dois-je opérer dans ma vie pour être sur la ligne de départ ?

Dans l’histoire de la tour de Babel, ils parlaient tous le même langage et tant qu’ils parlaient le même langage, la construction s’élevait. Aussitôt qu’ils ont parlé un langage différent, la construction s’est arrêtée. Qu’est-ce qui a produit cela ? La confusion a circulé dans la communauté et l’œuvre est morte.

Ils ont tous eu des idées différentes qui étaient peut-être très bonnes, qui sait ? Au début il y avait une vision très claire, il avait un mot d’ordre qui était « Faisons-nous un nom et construisons une tour qui atteigne le ciel » Ils avaient donc le même but, sauf que les motivations étaient mauvaises.

Les mauvaises motivations de nos cœurs nous feront louper le but. Le scanner du Saint Esprit sonde tout, et nous n’aurons pas notre permis pour rouler sur l’autoroute du réveil.

C’est un principe spirituel : quand deux ou trois se mettent d’accord pour faire quelque chose, ils peuvent atteindre le but et réaliser quelque chose ensemble.

Cette loi spirituelle sur l’unité de langage est réelle, elle fonctionne pour le bien comme pour le mal.

Jacques chapitre 3 : 10

« De la même bouche sorte la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi».

Remarquez qu’il dit « Frères » Il parle à l’église. Maudire c’est dire du mal.

Jacques chapitre 3 : 4

« Voyez encore les navires si grands qu’ils soient, ils sont poussés par des vents impétueux, ils sont dirigés par un très petit gouvernail au gré du pilote ».

Nous avons un pilote, le Saint-Esprit, Il veut nous emmener dans les eaux profondes du réveil. C’est lui qui gouverne et qui dirige tout le bateau. Même s’il y a des vents contraires, et nous savons qu’aujourd’hui il peut y en avoir beaucoup, le cap est gardé parce que c’est le Seigneur qui dirige le gouvernail.

Ce gouvernail c’est la langue.  Ce que je dis va diriger ma propre église locale vers la malédiction ou vers la bénédiction ! C’est une grande responsabilité.

Si nous parlons le langage de l’amour qui donne cohésion au corps, nous avons une armée en marche. Si nous parlons des prophéties reçues, nous avons un cap. Mais si nous avons 50 gouvernails parce que nous avons 50 membres, ça va être compliqué !

Si nous bénissons les frères, les sœurs, les leaders, les responsables, si nous bénissons la vision reçue, si nous aimons notre communauté, nous aurons le succès parce que ça plait à Dieu. Le ciel restera ouvert, nos greniers seront pleins et la provision pour tous les besoins de cette église seront pourvus.

Jacques chapitre 3 : 11

« La Source fait-elle jaillir par le même orifice l’eau douce et l’eau amère ? »

Si nous ne parlons pas le langage du ciel, dans ce cas-là ce n’est pas notre divin capitaine qui nous conduit mais plutôt ce qui est charnel et démoniaque. C’est Jacques qui le dit.

C’est de l’abondance du cœur que la bouche parle. S’il y a de l’eau amère qui sort de nos bouches, c’est qu’il y a quelque chose d’amer dans nos cœurs.

Nous allons prendre de l’eau maintenant et l’analyser pour voir ce qu’il y a dedans. Lorsque nous regardons l’eau amère, nous trouvons l’esprit querelleur, l’esprit de dispute, d’irritation, de jalousie, d’amertume, de médisance, de murmure, de critique, de non pardon. Cette eau est à ce moment-là capable de contaminer le corps tout entier (Hébreux 12 : 15.)

Jacques 3 : 14 – 15

« Mais si votre cœur est plein d’amère jalousie, si vous êtes animés d’un esprit querelleur, il n’y a vraiment pas lieu de vous vanter ; ce serait un défi à la vérité. Une telle sagesse ne vient certainement pas du ciel, elle est de ce monde, de l’homme livré à ses seules ressources, elle est démoniaque.»

Au lieu d’écouter la voix des prophètes pour être dirigé dans le plan de Dieu, nous sommes en train d’écouter, de propager des paroles de démons et amenons ainsi la confusion dans le corps. Dans notre propre famille ! Et la confusion nous ferme la porte du réveil.

Ce qu’on dit peut-être juste, légitime même. Nous pouvons envelopper ces paroles en y mettant les formes, en choisissant nos mots, en y mettant de la douceur, mais ça sera quand même amer à boire si notre cœur n’est pas guéri. Il peut y avoir une forme de sagesse dans ce que l’on dit, mais ce n’est pas celle d’en haut.

A quoi reconnaissons la sagesse d’en haut ?

Le Verset 17 dit « la sagesse qui vient d’en haut est en premier lieu pure ; de plus, elle aime la paix, elle est modérée et conciliante, pleine de bonté ; elle produit beaucoup de bons fruits, elle est sans parti pris et sans hypocrisie. »

Nous pouvons analyser l’eau qui sort de nos bouches avec ce verset. Et si ce n’est pas clair, demandez au Saint-Esprit.

Néhémie voulait reconstruire les murailles de Jérusalem et les gens ont dit unanimement « Levons-nous et Bâtissons. » Ils ont parlé le même langage, ils ont fait alliance pour réaliser la parole qu’ils venaient de prononcer à l’unisson, si bien qu’en 52 jours, la muraille a été complètement reconstruite.

Lorsque les israélites étaient devant la terre promise ils n’ont pas parlé le même langage et sont repartis en arrière pendant 40 ans.

Éphésiens 4 nous dit que tout le corps bien coordonné et solidement assemblé tire un accroissement. Un corps qui fonctionne harmonieusement, s’élève jusqu’à l’état d’homme fait, il a la stature de Christ, il devient adulte et puissant.

Il n’y a pas d’accroissement possible si le corps n’est pas relié et coordonné. Il n’y a pas d’accroissement si nous ne parlons pas le même langage, celui qui vient de la croix

Jeter la croix dans les cœurs

Nous avons besoin d’une eau pure jaillissant de cœurs purifiés ! Pour absorber toute l’amertume, toute la colère, toutes les frustrations, tout ce qui a pu nous blesser, il faut revenir à la croix. Le réveil c’est beaucoup d’eau douce pour bénir, consoler, délivrer, guérir, faire du bien. Mais qui va libérer cette eau douce ? Quelle bouche va faire ça ?

Ne faut-il pas crier comme Esaïe:

« Malheur à moi ! Je suis perdu, car j’ai les lèvres impures et j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures »

Depuis le début de l’année, le Seigneur nous parle du pouvoir de la langue. Et donc du pouvoir de ce gouvernail que nous avons chacun. Je crois qu’Il est en train de guérir son corps pour nous permettre d’embrasser le réveil. Une grâce nous est donnée pour renouveler l’alliance entre nous, pour devenir un corps solidement assemblé et bien coordonné. Saisissons-la pour changer d’outre !

Je dessinerai des sourires“Je continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir.

Je continuerai à aimer, même si les autres distillent la haine.
Je continuerai à construire, même si les autres détruisent.
Je continuerai à parler de paix, même au milieu d’une guerre.
Je continuerai à illuminer, même au milieu de l’obscurité.
Je continuerai à semer, même si les autres piétinent la récolte.
Et je continuerai à crier, même si les autres se taisent.
Et je dessinerai des sourires sur des visages en larmes.
Et j’apporterai le soulagement, quand on verra la douleur.
Et j’offrirai des motifs de joie là où il n’y a que tristesse.
J’inviterai à marcher celui qui a décidé de s’arrêter…
Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés.” 

Abbé Pierre

Didier (message lors du culte de la Pentecôte, 27 mai 2018)

Photo Credit: Erminig Gwenn Flickr via Compfight cc

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